Mon approche

« Une clinique du singulier »

Avertissement : L'information présentée sur cette page ne remplace pas une consultation personnalisée. Elle vise à comprendre ma manière de travailler. En cas d'urgence, contactez le 15 (SAMU), le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit 24h/24) ou le 114 (SMS pour personnes sourdes et malentendantes).

Ma pratique s'appuie sur une conviction simple : chaque patient est unique, et la souffrance psychique ne se réduit pas à un diagnostic. C'est pourquoi je privilégie une approche globale, qui prend en compte l'histoire de vie, le contexte familial et social, et l'expérience vécue du trouble.

La première consultation

La première consultation est un moment crucial. Elle dure généralement entre 45 et 60 minutes, ce qui permet de prendre le temps nécessaire pour comprendre ce qui vous amène. Je ne suis pas pressé : l'essentiel est de créer un espace de parole où vous vous sentiez écouté et compris.

Ce que nous faisons ensemble

  • Explorer les motifs de consultation — Qu'est-ce qui vous amène aujourd'hui ? Quels sont les symptômes, les difficultés, les questionnements ?
  • Prendre une histoire de vie — Votre parcours familial, votre enfance, votre scolarité, votre vie professionnelle, vos relations amoureuses... Tout cela éclaire la compréhension de votre situation actuelle.
  • Comprendre le contexte — Quels sont les événements récents qui ont pu jouer un rôle ? Quel est votre environnement actuel (familial, professionnel, social) ?
  • Évaluer les antécédents — Avez-vous déjà consulté ? Quels traitements avez-vous suivis ? Quelles ont été les réponses ?
  • Discuter du projet thérapeutique — Qu'attendez-vous de cette consultation ? Quels sont vos objectifs ? Quelle forme de suivi vous conviendrait ?

À l'issue de cette première consultation, je vous propose un projet thérapeutique adapté à votre situation. Ce peut être un suivi régulier en psychothérapie, une prise en charge médicamenteuse si nécessaire, ou une orientation vers d'autres professionnels si votre situation le justifie.

La psychothérapie

La psychothérapie est au cœur de ma pratique. Elle consiste en un travail régulier de parole, dans un cadre sécurisant, qui permet de comprendre et de transformer les schémas qui génèrent la souffrance.

La fréquence

Les séances ont généralement lieu une fois par semaine, parfois toutes les deux semaines selon les besoins. La régularité est importante : c'est elle qui permet de construire une relation de confiance et de travailler en profondeur.

La durée

Chaque séance dure 45 minutes. C'est un temps suffisant pour aborder ce qui est important, sans être trop long pour ne pas devenir épuisant.

Le cadre

Les séances ont lieu dans mon cabinet à Gaillac, dans un espace calme et confidentiel. Le cadre est fixe : même jour, même heure, même lieu. Cette régularité contribue à la sécurité du travail thérapeutique.

Comment je travaille

Ma pratique psychothérapeutique s'inspire de plusieurs traditions :

  • La phénoménologie — J'accorde une grande attention à l'expérience vécue, à la manière dont vous percevez le monde, le temps, votre corps, les autres.
  • La psychanalyse — Je prête attention aux dynamiques inconscientes, aux répétitions, aux transferts qui se jouent dans la relation thérapeutique.
  • La psychothérapie institutionnelle — Je considère que le contexte familial et social est essentiel, et je travaille souvent en lien avec l'entourage quand c'est possible et souhaité.

Mais au-delà des références théoriques, ce qui compte avant tout est la relation qui s'établit entre nous. C'est elle qui fait le travail thérapeutique.

La psychiatrie médicamenteuse

En tant que psychiatre, je peux prescrire des médicaments quand cela est nécessaire. Je considère la médication comme un outil parmi d'autres, qui peut être précieux dans certaines situations.

Quand prescrire ?

La prescription médicamenteuse se discute toujours avec le patient. Je prescris quand les symptômes sont suffisamment sévères pour justifier une aide pharmacologique : insomnies persistantes, anxiété invalidante, épisodes dépressifs majeurs, symptômes psychotiques, etc.

Quels médicaments ?

J'utilise les médicaments de façon ciblée et raisonnée, en privilégiant ceux qui ont fait leurs preuves et en évitant les associations inutiles. Je suis attentif aux effets secondaires et j'ajuste les doses au plus juste.

Le suivi

La prescription n'est jamais définitive. Nous réévaluons régulièrement l'utilité du traitement, avec pour objectif de réduire et de supprimer les médicaments quand c'est possible.

Ce que je ne fais pas

  • Je ne prescris pas de médicaments de façon systématique
  • Je ne maintiens pas des traitements qui ne sont pas utiles
  • Je ne pratique pas la psychiatrie « à la carte » (prescriptions sans suivi)
  • Je ne remplace pas les médecins traitants dans la gestion des traitements généraux

L'approche de la psychose

La psychose est l'une des pathologies les plus graves en psychiatrie. Elle se caractérise par une altération profonde du rapport à la réalité, avec des hallucinations, des idées délirantes, un désordre de la pensée. Mon approche de la psychose est fondée sur la phénoménologie et la psychothérapie institutionnelle.

Comprendre l'expérience psychotique

Plutôt que de considérer la psychose comme une simple « perte de contact avec la réalité », je m'efforce de comprendre l'expérience vécue du patient. La psychose est une transformation radicale de la structure de l'expérience : le temps s'éclate, l'espace devient menaçant, le corps devient étranger, les autres deviennent suspects ou hostiles.

Cette compréhension phénoménologique permet d'aborder le patient avec empathie et respect, sans le réduire à un « malade mental » ou à un « fou ».

La prise en charge

La prise en charge de la psychose nécessite souvent une approche pluridisciplinaire :

  • Le traitement médicamenteux — Les antipsychotiques sont souvent nécessaires pour réduire les symptômes aigus et prévenir les rechutes.
  • La psychothérapie — Elle permet de travailler sur la compréhension de l'expérience psychotique, de reconstruire le lien social, de prévenir les rechutes.
  • L'accompagnement social — Le maintien ou la reprise d'une activité, le logement, les relations sociales sont essentiels.
  • Le travail avec la famille — La famille est souvent le premier soutien du patient, mais elle peut aussi être affectée par la maladie. L'accompagner est important.

L'approche de la dépression

La dépression est l'un des troubles les plus fréquents en psychiatrie. Elle se caractérise par une tristesse persistante, une perte d'intérêt, une fatigue, des troubles du sommeil et de l'appétit, des idées de dévalorisation ou de culpabilité. Parfois, elle s'accompagne d'idées suicidaires.

Comprendre la dépression

La dépression n'est pas simplement une « baisse de moral ». C'est une transformation profonde de l'expérience vécue. Le temps se fige, s'alourdit. Le passé devient omniprésent, l'avenir inaccessible. Le présent est vécu comme un fardeau insupportable. Le corps devient lourd, fatigué. Les autres semblent lointains, inaccessibles.

Comprendre cette transformation de l'expérience permet de ne pas réduire la dépression à un simple « problème de morale » ou à un « déficit de sérotonine ». Elle est une réalité complexe, qui engage la personne tout entière.

La prise en charge

La prise en charge de la dépression dépend de sa sévérité :

  • Dépressions légères à modérées — La psychothérapie peut souvent suffire, parfois associée à des conseils d'hygiène de vie.
  • Dépressions modérées à sévères — Un traitement antidépresseur est souvent nécessaire, associé à une psychothérapie.
  • Dépressions sévères avec risque suicidaire — Une hospitalisation peut être nécessaire pour assurer la sécurité du patient et mettre en place un traitement efficace.

L'approche de l'anxiété

L'anxiété est une émotion normale qui devient pathologique quand elle est excessive, persistante, et qu'elle interfère avec la vie quotidienne. Les troubles anxieux regroupent plusieurs entités : troubles anxieux généralisés, attaques de panique, phobies, troubles obsessionnels compulsifs (TOC), état de stress post-traumatique (ESPT).

Comprendre l'anxiété

L'anxiété est une réaction de l'organisme face à une menace perçue. Dans les troubles anxieux, cette réaction est déclenchée de façon inadéquate ou excessive. Le corps se met en état d'alerte (tachycardie, sueurs, tremblements), l'esprit se focalise sur les dangers potentiels, le comportement devient évitateur.

La phénoménologie nous apprend à comprendre l'anxiété comme une transformation du rapport au temps et à l'espace. Dans l'anxiété, l'avenir se précipite vers le présent de manière angoissante. L'espace devient menaçant, les objets perdent leur familiarité.

La prise en charge

La prise en charge des troubles anxieux associe plusieurs approches :

  • La psychothérapie — Elle permet de comprendre les mécanismes de l'anxiété, d'identifier les situations déclenchantes, de développer des stratégies de coping.
  • La thérapie comportementale et cognitive (TCC) — Elle peut être utile pour certains troubles anxieux, notamment les phobies et les TOC.
  • Les médicaments — Les anxiolytiques (benzodiazépines) peuvent être utiles à court terme, mais ils ne doivent pas être utilisés de façon prolongée. Les antidépresseurs peuvent être efficaces dans les troubles anxieux chroniques.
  • Les techniques de relaxation — Elles peuvent compléter la prise en charge en aidant le patient à mieux gérer ses symptômes physiques.

Prêt à prendre rendez-vous ?

La première consultation est l'occasion de faire connaissance et de discuter de votre situation.